Twice upon a time

"But I found myself worrying away at that stuff about pop music again, whether I like it because I'm unhappy or whether I'm unhappy because I like it"

mardi 8 avril 2008

The times, they are e-changing 1998-2008

Il y a dix ans, je voulais être prof, anglais ou histoire, je savais pas trop encore, j'étais en 3e. Le Principal était un con, par définition. Je me posais de très grandes questions existencielles, je pleurais souvent. J'étais très mal dans ma peau, j'avais envie de changement. Je passais ma vie dans mes livres ou au cinéma. Je détestais aller au collège, je n'aimais pas l'ambiance de ma classe. J'aimais y aller pour apprendre. Je m'éloignais de celle qui avait été ma super grande copine pendant près de quatre années et me rapprochais de quelqu'un que j'avais jamais spécialement aimé jusque là. Je me demandais si je serai un jour amoureuse, pour de vrai, pour de bon. Le lycée m'attendait et j'avais plus que hâte d'y aller. On célébrait les 30 ans de Mai 68, et je me passionnais pour ces événements, 30 ans après. J'écoutais religieusement Daniel Cohn-Bendit. J'avais étudié le Télérama hors série de A à Z, il était déjà en lambeaux. Mon modèle était une super prof d'histoire-géo que j'adorerais et que j'admirais. Je voulais voyager, étudier l'anglais ou l'histoire. Je voulais aller à Londres, New York. Mon univers était musical, j'écoutais de tout, j'empruntais des dizaines de cds à la médiathèque locale, en achetais quelques uns. Je découvrais Bob Dylan, Radiohead, des tas de gens. Je passais ma vie devant la télé à regarder des séries américaines. Je commençais tout juste à regarder des films en VO.

Ten years later...

Je suis prof, et je fais cours à des 3e. Le Proviseur est un con, ça a été prouvé. Je me pose des questions existencielles, que je m'etais pas posées depuis l'entrée au lycée. Je n'ai jamais autant pleuré que depuis juillet. Je vis très mal ma nouvelle vie, je ne me fais pas à ce métier, à cet exil forcé. Il me faut du changement. Je passe ma vie dans des livres, au cinéma. Je déteste aller au collège, je n'aime pas l'ambiance de mes classes, je n'aime pas spécialement mes collègues. J'ai envie d'apprendre encore. Je viens de retrouver celle qui avait été ma grande copine au collège, après des années sans nouvelles. Je ris souvent avec ma meilleure amie actuelle de notre rivalité au primaire et de notre rapprochemet tardif au lycée. Je suis peut-être vraiment amoureuse cette fois, pour de vrai? pour de bon? Paris m'attend à la rentrée, j'ai besoin de changement, radical. On célèbre les 40 ans de Mai 68, et je ne me lasse toujours pas de ces témoignages, de ces reportages, 40 ans après. Cohn-Bendit vient de sortir un livre. Je l'ai rencontré depuis. Faut que j'achète Télérama, un hors-série est sorti. Je me souviens encore de cette prof d'histoire-géo qui est restée mon modèle de prof idéale. Ma collègue qui me comprend le mieux et me soutient le plus au collège est prof d'histoire. Elle est géniale, un modèle. Je l'admire. J'ai voyagé, mais pas assez, je continue. J'ai étudié, mais je ne veux jamais cesser d'apprendre. Je parle anglais couramment, l'histoire est mon violon d'Ingres. Je connais Londres comme ma poche, New York l'été prochain? Mon univers est résolument musical. J'écoute de tout. Enfin, un peu moins. J'ai une collection de CDs digne de celle de "High Fidelity", je télécharge, je découvre sans cesse de nouveaux groupes. Les concerts sont vitaux pour ma survie. J'ai vu Bob Dylan en concert, pas Radiohead, mais des tas d'autres groupes. Je ne regarde presque plus la télé, mais passe ma vie derrière un aure écran, avec un clavier celui-ci. Je regarde des séries américaines, téléchargées. En VO, bien sûr. Je ne peux plus regarder un film doublé en VF.

See you in ten years.

Posté par crazybeatrix à 10:38 PM - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


dimanche 6 avril 2008

Ouaib

Le ouaib c'est magique. Ok, je peux y passer des heures à jouer à des jeux à la noix, à ma taper des délires inutiles avec Julien et/ou Céline par messages interposés sur msn, envoyer des mails pour gagner des trucs qu'on gagne jamais, lire la BD du jour, surveiller son compte (mais on est payé quel jour??) et vérifier sa boîte mail douze fois par jour, mais le ouaib, c'est merveilleux quand grâce à facebook on retrouve des gens perdus de vue depuis... depuis... Des gens avec qui ont échange quelques messages histoire de savoir ce qu'ils sont devenus. Sympa de savoir ce que certains sont devenus.

Mais aujourd'hui, par hasard, en tapant des noms, je suis tombée sur ma bonne vieille copine de collège, ma meilleure amie à l'époque, celle avec qui je tranais tout le temps. I love facebook. Plus de nouvelles depuis six ans, plus vraiment copines depuis dix ans, des hauts de bas.

Et facebook.

Ben ça fait... super plaisir. C'est trop bizarre. Après tout ce temps. On a papoté plusieurs heures via msn (très bien msn), et on doit se voir rapidement à Paris, samedi prochain, entre deux gares et deux de mes trains.

Dix ans à se raconter. Nos vies, nos etudes, nos amours, nos passions, nos coups de blues. Dix ans. On a des choses à se dire et on s'arrête pas. The good old time. Dix ans plus tard.

Posté par crazybeatrix à 11:52 PM - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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